


Mon travail est emprunt de mes souvenirs, du bien-être de mon enfance et de mon attachement à la nature. A ma culture latine aux influences slaves, j’ai composé des rituels, des jeux et des situations que j’ai réinterprétés.
Le rouge est l’une des couleurs dominantes dans mes œuvres. Il s’agit d’un rouge vibrant, flamboyant et varié qui parle de mes émotions et de mes sentiments. Il est aussi synonyme de dynamisme. Chatoyant, il me renvoie, sans doute, à mes racines roumaines.
Aujourd’hui, je travaille aussi une palette nuancée d’une nature environnée d’eau, plus diaphane, lagunaire et verdoyante.
Les supports utilisés sont souvent très divers, marquant le besoin de faire revivre ce qui est méprisé par la société. Tout est ramassé, collecté, conservé, recyclé : papiers usagés, emballages manufacturés, papiers de soie, déchets délaissés, rugueux, sales et déchirés. Ils ont les marques d’une attention qu’on ne leur porte plus. Ces matériaux ont une mémoire qui témoigne du paradoxe entre fragilité et renaissance.
En 2005, je m’installe à LA ROCHELLE, pays que je porte dans mon cœur depuis l’enfance.
Son univers graphique repose sur l'équilibre, le rythme et la couleur. Formes essentielles et compositions épurées se répondent, offrant une esthétique harmonieuse, subtile et contemporaine. L'univers de Philippe Bossis oscille entre le jazz et les réflexions intérieures psychanalytiques. Mettre un pied dans l'univers de Philippe Bossi vous amène à un voyage intérieur unique.
https://www.facebook.com/profile.php?id=100078076713180&locale=fr_FR

« Pour moi la peinture abstraite signifie le big-bang, le point de néant où une matière universelle prend forme. L’humus informe, informel, c’est le berceau de la mise en forme d’une intelligence.
J’ai pris la décision de mettre une forme par le dessin, celui que je veux voir. Le trait sera son squelette, celui qui désormais, fera partie de mon quotidien. Le squelette permet à l’humus de se déplacer pour agrémenter sa nourriture. L’humus invente la structure solide, et l’imposture peut naître.
Mon univers est habité de portraits déformés, mal conçus, en mal de précisions, de parcelles de corps, de mains, de pieds atrophiés.
Ma respiration s’accélère, je deviens nerveux, préoccupé par le sens de ma figuration.
Il faut que je m’accélère, pour ne rien manquer, comme en transe. Mes gestes ne réfléchissent pas, une femme vient, elle se dessine, elle s’assombrit, s’éclaircit.
Pour le moment, toutes mes peintures sont réalisées sur du papier, je mélange des pigments avec de la cire à encaustiquer.